Podcast épisode #8 – Aurélien, de Je Bouquine à Dostoïevski

L’invité du 8ème épisode du Balbec Book Club est non seulement lecteur mais aussi auteur. Il a publié deux romans, dont le deuxième, Avec le feu, est paru chez Gallimard en 2018. Il nous explique comment la lecture et l’écriture sont liées chez lui, et nous livre son parcours de lecteur, de Basil détective privé et Je Bouquine à L’idiot de Dostoievski.
Bonne écoute !

Aurélien Manya est un invité un peu particulier puisqu’il est non seulement lecteur mais aussi auteur et monteur pour le cinéma. Quand il parle de ses lectures, il parle en même temps de ce qui l’influence, de ce qui lui a donné envie d’être écrivain, de ce qu’il relit (ou évite de relire) lorsqu’il est en période d’écriture… Mais il nous parle aussi de ses premiers souvenirs, de Basil, détective privé, Je bouquine, Jack London, puis des phases successives où il a lu tout Stephen King (qui bizarrement revient souvent dans le Balbec Book Club), tout Paul Auster, tout Proust, et bientôt tout Dostoïevski…

Son premier souvenir de lecture : Jack London, en version tronquée pour enfants, que lui lisaient ses parents.

Le premier livre qu’il a perdu : Basil détective privé, le livre adapté du dessin animé, qu’il a perdu dans sa classe au CP.

Le livre qu’il a relu pour écrire son deuxième roman, Avec le feu : Nadja d’André Breton, car ses personnages rejouent la rencontrent de Nadja et André Breton dans son roman.

Le classement de sa bibliothèque : par éditeur, et du coup par auteur, « unité esthétique » d’abord.

Ce qui l’a fait entrer en littérature : les revues de Bayard Presse, J’aime lire et Je bouquine.

Le premier auteur qu’il a dévoré de A à Z : Stephen King

L’auteur qui lui a donné envie d’écrire et de faire du cinéma : Paul Auster

Les souvenirs marquants à l’école : la littérature romantique, Flaubert et Stendhal, et le thème de l’amour et l’éducation sentimentale.

Le livre où il faut faire un tableau pour bien tout comprendre : 4321, Paul Auster

La passion vers 25 ans pour la randonnée et les écrivains voyageurs : les lettres et récits de jeunesse de Kerouac, Sylvain Tesson, Bruce Chatwin…

Sa technique pour lire Proust : entrecouper chaque tome d’un autre livre

Le livre qu’il vient de terminer : Tiens ferme ta couronne, Yannick Haenel

L’auteur qu’il essaie de lire tous les deux ans : Dostoievski

Le prochain livre de sa PAL : L’idiot, Dostoievski

L’auteur qu’il ne lit pas parce qu’il a peur d’aimer et donc il ne pourra plus le détester : Michel Houellebecq

Edit : Finalement, Aurélien m’a envoyé par mail un de ses plaisirs coupables : les livres à l’eau de rose sur le milonga, danse traditionnelle argentine, qu’il a lus pour l’écriture de son dernier livre mais qu’il a lus avec plaisir.